Biographie

Solo Shows (selection)

2018 PHOTO BRUSSELS FESTIVAL- le Hangar- carte blanche- Brussels- Belgium
2018 IN PERCEPTIVO 2 – Galerie Vrais Rêves- Lyon- France
2018 MINDSPACES- Kalinka- Art-Gallery – Pondichery – India
2017 UTOPIA – Galerie Goutal – Aix en Provence- France
2016 IN PERCEPTIVO – Espace Valles centre d’art contemporain – Saint Martin d’Hères – France
2015 META LOCUS – andata.ritorno laboratoire d’art contemporain – Genève – Suisse
2015 ISOLA NOVA – Espace Richaud – Versailles – France
2014- 2015 ISOLA NOVA – Wilmotte Gallery at Lichfield Studios – London – England
2014 ISOLA NOVA – Wilmotte Foundation – Venice – Italy
2014 THERE IS NO CURRENT EXHIBITION – Galerie Andata Ritorno – Geneva -Switzerland
2012 FICTION FACTORIES – Galerie Esther Woerdehoff – Paris – France
2007 ARCHI PARANO, photographs & videos – Art Center Kao-Un University – Taïwan
2007 SIDE OF THE ROAD 2 – Kio-A-Thau Art Center – Taïwan
2006 TAIWAN’S FACTORIES – Art district, pear2 – Kaoshiung – Taiwan
2005 SIDE OF THE ROAD 1 – Art district, pear2 – Kaoshiung – Taiwan
2001 CAFARDS 2000, – Galerie Anne Barrault – Paris – France
2000 AD VITAM AETERNAM, photographs & videos – Galerie Anne Barrault – Paris – France

Group Shows (selection)

2020 Dédoublement(s) de réalité : Sylvie Reno et Philippe Calandre – Espace Vallès – Saint-Martin-d’Hères / Grenoble – France
2019 ArchitectÜr KO19 – Séminaire espace p()tentiel : Do Not Interrupt Your Activity. – La Générale Nord-est – Paris – France
2018 BIENNALE DE L’IMAGE TANGIBLE- Red Studio- la Plateforme- Paris- France
2017 VOLUME- ESPACE -TRAIT – Prieuré de Pont Saint Loup – centre d’Art Moret sur Loing – France
2009 FOTO-POVERA 5 – Opal Gallery – Atlanta – USA
2009 HORIZON VERTICAL (Bunker) – Villa Rothschild – Cannes – France
2008 PLEDGE FOR HUMAN RIGHTS – Womblock Art Center – Taipei – Taiwan
2008 ARCHI-balnéaire – Espace Saint-Nazaire – Sanary-sur-Mer – France
2008 DEFENSE’S Show– Arte Povera – Galerie Opale – Atlanta – USA
2007 CREME SOLAIRE – Espace Saint-Nazaire – Sanary-sur-Mer – France
2006 WORKING PROGRESS, (front of the wall) drum and dance with dancers from Pina Bausch’s Company – Art District, pear2 – Kaoshiung – Taiwan
2006 GRANDES VACANCES (Bunkers) – Galerie Anne Barrault – Paris – France
2006 SUGAR FIELD FACTORY – Kio-A-Thau Residency Ciaotou – Taïwan
2004 SURVEILLANCE, «Dans les pas de Lucien Hervé » – Musée André Malraux, Le Havre – France
2003 LACENAIRE – «Le goût du noir » – Pertuis – France
2002 AD VITAM AETERNAM, photographs & videos – Galerie Schroeder Romero – New York
2002 GHOST STATIONS, «Traces d’humanité», photographs – Galerie Anne Barrault – Paris – France
2001 SILOS – FIAC – Galerie Anne Barrault – Paris – France
2001 CAFARDS 2000 – Season of French Photography – Noorderlicht, Groningen – Netherlands
2000 LOMO, Vues de Paris – Photography Month – Galerie Anne Barrault – Paris – France
2000 GHOST STATIONS – Artissima – Galerie Anne Barrault – Turin – Italy
2000 LACENAIRE– Urban Landscapes «Made in Paris» – Buenos Aires – Argentina
1999 A VENDRE – – Galerie Anne Barrault – Paris – France
1999 GHOST STATIONS, photographs – Galerie Taché/Lévy – Brussels – Belgium
1998 FUNNY FACES – Paris Photo – Paris – France
1998 CRIMES STORIES – Galerie Zabriskie – Paris – France
1997 AD VITAM AETERNAM, photographs & videos – Institut Français, Thessaloniki – Greece
1997 RIRES – Galerie Contre- jour – Paris – France

Collections

Fonds National d’Art Contemporain (National Foundation for Contemporary Art), France
Wilmotte Foundation
La Cornue S.A, Several companies
Anne Barrault’s Private Collection
Private Collections

Artist’s Residencies

2018 PHOTO BRUSSELS FESTIVAL- le Hangar- carte blanche- Brussels- Belgium
2007 KIO-A-THAU – Kaoshiung – Taïwan
2006 TAIPEI ART VILLAGE RESIDENCY – Taïpei – Taïwan
2006 KIO-A-THAU – Kaoshiung – Taïwan

Workshops

2015, 2014, 2012, 2010 Politics and management in European Culture
Paris 8 University – France
2017, Conference Arenaire lawyers Office; photography and copyright

Depuis une dizaine d’années, le travail de Philippe Calandre s’articule autour l’architecture et plus récemment de l’utopie. A partir de 2012, il utilise la technique du photomontage pour introduire de l’imaginaire sur des sites réels. La splendeur des paysages de Philippe Calandre tient à un équilibre subtil entre le passé, le futur et le présent. L’utilisation du noir et blanc ou bien de couleurs estompées donne à ses compositions une valeur a-temporelle. Le photographe nous transporte ainsi vers des contrées indéterminées dans lesquelles nos rêves et notre inconscient peuvent se projeter.

Ces utopies font subtilement écho à toute une culture littéraire, architecturale et cinématographique.
On pense notamment à Thomas More, fondateur du concept de l’utopie au XVIème siècle, à la cité babélienne de Fritz Lang dans le film Métropolis et aux créations futuristes de l’architecte Antonio Sant’Elia.

L’originalité de Philippe Calandre réside aussi dans la redondance du motif de l’architecture industrielle. Dans la série Isola Nova (commande de la Fondation Wilmotte en 2013), elle s’imbrique savamment aux bâtis prestigieux d’une Venise ancienne. Dans Méta Locus, elle s’impose au regard, hérissée de cheminées et de silos, telle un labyrinthe dont on ne peut trouver ni l’entrée ni la sortie. Ces structures étranges surplombent des paysages désertiques dans toute leur immuable et mystérieuse beauté.
Vides de présence humaine, les utopies architecturales de Philippe Calandre sont sublimées par la précision extrême qu’il apporte au montage de ses images. Leur grand réalisme tient notamment à la maîtrise des ombres portées, de la luminosité et des fondus au gris qui ne laissent transparaître le moindre raccord.
Porté par la liberté de création que lui inspire le médium photographique, Philippe Calandre en est venu à inventer ses propres formes repoussant ainsi les limites initiales de la « camera obscura ».

Juillet 2017, Galerie Goutal

Quoiqu’elle donne à voir, et quelque soit sa manière, une photo est toujours invisible ; ce n’est pas elle qu’on voit.
Extrait « la chambre claire » Roland Barthes

Mes recherches s’articulent autour de la déconstruction iconique, et de la question du pouvoir qu’exerce l’image photographique dans nos sociétés contemporaines.

On dit qu’ « Une photographie dépeint ce qu’elle veut », que son sens peut en être corrompu et qu’elle montre alors une chose et son contraire malgré son référent. Déconstruire l’image documentaire est devenu un enjeu fondamental qui repousse les limites du cadre et de la narration. Ce questionnement pose les jalons d’un bouleversement statutaire favorisé par l’avènement de l’ère numérique.

J’ai choisi l’architecture industrielle comme théâtre de monstration du fait de sa dualité avec le photomontage, par la juxtaposition et l’organisation des volumes assemblés en puzzle : silos, citernes, rampes, tapis roulant et fourneaux.

Déjà révélée par Bernd et Hilla Becher cette typologie architecturale m’a permis d’appréhender la liberté des formes et volumes posés dans l’espace. 

Une usine est un ensemble d’accumulations de modules reliés entre eux, avec l’unique dessein de transformer la matière, pour en produire une autre.
Avec l’élaboration de mes photomontages, je fabrique de vraies fausses photographies d’architecture, je brouille les pistes de lecture et de perceptions, je prolonge la transformation de la matière et de l’image en opérant une inversion de processus ; l’usine ne transforme plus, mais c’est elle ici qui se transforme, et l’image ne montre rien qui puisse être l’incarnation d’une vérité tautologique, puisque le sujet a disparu.

A l’image du mode de conception industriel qui assemble un produit final à partir d’éléments fabriqués ou élaborés aux quatre coins de la mondialisation, mes constructions, par leurs organisations spatiales, font écho à la poésie de cette métamorphose contemporaine.

 

Philippe Calandre | 2020

 

 

 

My research is articulated around iconic deconstruction, and the question of the power that the photographic image exercises on our contemporary societies.

It is said that, “A photograph depicts what it wants,” that its meaning can be thus corrupted and that it may show a thing and its opposite, despite its referent. Deconstructing the documentary image has become a fundamental issue that repels limits of frame and narration. This questioning lays the groundwork for disruption of the static favored by the accession of the digital age.

I chose industrial architecture as a showcase because of its duality with photo montage by the juxtaposition and the organization of its forms in a puzzle: silos, tanks, ramps, conveyor belts and stoves. 

Previously revealed by Bernd and Hilla Becher, this architectural typology allowed me to perceive the freedom of forms and volumes posed in empty space.

A factory is a set of accumulations of modules linked together, with the unique design of transforming matter to produce something other.

In developing my photomontages I make real false photographs
of architecture, I blur the lines of reading and perception, I extend the
transformation of matter and image by reversing processes; the factory
no longer transforms, but is transformed, and the image shows nothing that
may be the embodiment of a tautological truth, since the subject has disappeared.

Like industrial design, which assembles a final product from things manufactured or developed in the four corners of globalization, my constructions,
through their spatial organization, echo the poetry of this contemporary metamorphosis.

Ph. Calandre | 2020